Notre Histoire

Origines

La Congrégation de Sainte Clotilde
est née au lendemain de la révolution française, de la rencontre de deux projets
celui d'Antoinette Sophie Aubry Desfontaines, religieuse adoratrice
et celui du Père Jean Baptiste Rauzan, missionnaire de France.

Un enracinement contemplatif.
Un appel
Une expérience
Une rencontre
Le nom de Sainte-Clotilde
Les lieux témoins des origines

 

Madame Desfontaines, (1757-1821),  fondatrice de la Congrégation des soeurs de Sainte-Clotilde.Un enracinement contemplatif

Antoinette Sophie Aubry Desfontaines a pris l'habit en 1776 chez les religieuses de Sainte-Aure dont elle est ancienne élève. Ce couvent se situait à Paris, près du Panthéon, entre la rue Tournefort et la rue Lhomond. Contemplative, elle est chargée de l'éducation des élèves pensionnaires. Le 1er juillet 1779, toutes les religieuses de Sainte-Aure s'engagent à "l'adoration perpétuelle du Sacré Cœur dans l'Eucharistie ". Dispersées, emprisonnées sous la révolution, plusieurs se regroupent au sortir de la prison pour poursuivre leur vie de prière et de contemplation.

 

 

 

Un appel.

Le 1er juillet 1796, le jour du renouvellement de leur promesse, l'abbé Delaleu, prononce un sermon qui retentit tout particulièrement dans le cœur d'Antoinette Sophie Desfontaines :
"Que le Cœur Sacré de Jésus-Christ auquel vous vous êtes consacrées soit aujourd'hui votre modèle ; ... Vous l'avez adoré dans le silence du cloître, adorez-le dans le tumulte du monde ; vous l'avez servi par votre amour au pied de l'autel, servez-le par votre travail au milieu du siècle ... venez travailler avec nous à ranimer l'étincelle de la foi."

Une expérience.

Aussitôt, pour répondre à cet appel, Madame Desfontaines réunit quelques élèves pensionnaires rue du Cloître Notre Dame à Paris. Elle choisit de vivre comme une mère de famille au milieu de ses enfants. Présente à chaque instant à ses élèves, elle n'en demeure pas moins adoratrice, adoratrice de Dieu dans le cœur des enfants.

Une rencontre.

Madame Desfontaines songe à fonder une congrégation destinée "à se vouer toute entière à l'éducation selon les besoins du temps, ... y établir une règle qui put se concilier avec les nécessités de cette œuvre ; atteindre par des dehors moins austères, les familles que des préjugés trop communs éloignaient des institutions religieuses."
Jean Baptiste RAUZAN (1757-1847), supérieur des missionnaires de France, puis des Pères de la Miséricorde et des Soeurs de Sainte-Clotilde. En septembre 1820, au mont Valérien, elle rencontre le Père Rauzan, supérieur des Missionnaires de France, qui rêve d'une congrégation vouée à l'éducation.
"Selon mes vues, les religieuses que j'établirai, devront se donner entièrement aux autres, ... se faire élèves avec les élèves, vivre pour elles, vivre avec elles, ... partager leurs récréations ... leurs repas ... leur dortoir, jamais de cellules. Cette vie en commun avec leurs élèves sera la vie de toutes les religieuses ... " (Souvenirs)
Cette forme de vie partagée (sans habit religieux, sans clôture), Madame Desfontaines la vit déjà.
Le Père Rauzan rédige les premiers statuts de la Congrégation.
Le 16 août 1821, 25 ans après l'ouverture de sa première école, Madame Desfontaines avec trois de ses anciennes élèves s'engage par vœux et fonde ainsi la Congrégation de Sainte-Clotilde.
Trois mois plus tard, le 13 novembre 1821, Madame Desfontaines meurt, ayant désigné pour lui succéder Émilie Fressinet, Mère Sainte Bathilde, qui a 21 ans.

haut de page


Le nom de Sainte Clotilde.

Madame Desfontaines aurait aimé que la Congrégation soit sous le vocable du "Sacré Cœur", mais d'autres congrégations portaient déjà ce nom. Aussi choisit-elle Sainte Clotilde sur le conseil de Monseigneur de Quélen, coadjuteur de l'archevêque de Paris : sainte Clotilde, reine des Francs a contribué par sa foi profonde à la conversion de son époux Clovis. Elle a contribué à la christianisation de la France. Puissent les élèves de Madame Desfontaines, rayonner leur foi dans leur famille et influencer la société où elles vivent.

haut de page


Lieux témoins des origines.

Madame Desfontaines ayant vécu à Paris, plusieurs lieux nous en parlent.

Couvent de Sainte Aure en 1789

1- 18 rue Tournefort (anciennement rue Neuve Sainte Geneviève), l'image d'un ostensoir au dessus d'une porte, signale une entrée du couvent de Sainte-Aure.

 

 

 

 

Cloître de l'ancien Port Royal, devenu Port Libre pendant la Révolution. Ici furent internées comme "suspects"de nombreuses personnes : 14 religieuses de Sainte-Aure,dont A.S. Desfontaines, et des prêtres dont l'abbé Delaleu.

2 - Le Cloître et la chapelle de Port Royal devenu Port Libre (maintenant Maternité Baudeloque) rappellent la prison où les religieuses de Sainte-Aure ont été enfermées de juillet à Octobre 1794, avant d'être transférées à la prison du Luxembourg jusqu'à la mi-décembre.

 

 

3 - L'église Saint-Paul-Saint-Louis, dans le quartier du Marais, est celle dont l'abbé Delaleu devint curé en 1802.

4- Le 2 rue de la Cerisaie, près de la Bastille. Là était l'hôtel Lesdiguières où Madame Desfontaines établit son pensionnat, après avoir été rue du Cloître Notre Dame et rue du Petit Musc.

 

Collège et Maison-Mère, rue de Reuilly

5 - Le collège Sainte-Clotilde, 103 rue de Reuilly et la Maison-Mère, 101 rue de Reuilly à Paris, se trouvent sur le terrain acquis en 1809 par madame Desfontaines pour que ses pensionnaires respirent le bon air de la campagne. Ce quartier ne faisait pas encore partie de Paris. Il deviendra le 12° arrondissement au début du 20ème siècle.

 

 

 

 

Pour suivre notre histoire, voir nos réponses aux besoins du temps


cliquer sur le papillon
pour nous écrire

haut de page